Pour nos enfants.

Si vous lisez l’anglais, je republie ici un article plein de sens et de réalisme que j’ai trouvé ce matin, qui apporte une solution réelle qui portera ses fruits à long terme et qui résonne particulièrement fort pour moi avec ce que nous vivons en famille depuis quelques temps.

Voici donc 5 étapes pour réagir de façon à enfin arrêter le cycle de honte qui mène les enfants à agir de façon violente ou agressive, dans bien des situations. Accueillir l’enfant, accueillir l’émotion, la vôtre et la sienne, sont non seulement le point de départ, mais la base et la finalité de ce que nous recherchons tous: être reconnu et entendu, aimer et être aimé. ❤

3194-4046-thickbox

Bonne lecture! 🙂

 

Pas besoin d’un nom…

Toute chose, ou tout concept, principe, élément, découlant du bien comme du mal, n’a pas besoin d’un nom pour exister…

Voilà le début d’une réflexion que je me suis faite en changeant la couche (de coton 😉 ) de mon petit viking ce matin.

Ce petit viking étant mon quatrième enfant (et non le dernier puisque bb5 est en route ❤ ), je me suis mise à penser à mon premier enfant, ma belle grande fille, la seule de mon  »équipe de soccer » d’ailleurs…

J’ai eu ma fille alors que je n’avais que 17 ans. Six jours après ma fête, très exactement. Pas la peine de perdre votre temps en jugements ici… Cette enfant était planifiée, voulue, désirée et a été ( et est encore!) aimée et soignée.

Cela étant dit, 17 ans, ça reste jeune, peu importe le projet entrepris. Quand on me disait qu’avoir un enfant ça changeait toute votre vie, je ne comprenais pas que le changement se passait beaucoup plus intérieurement et profondément qu’en surface et dans les activités du quotidien. Quoiqu’il y ait là aussi beaucoup de chamboulements, les plus grands et les plus importants se font direct dans les tripes, direct au coeur, direct dans l’essence même de ce que l’on est.

Sans savoir que je faisais comme la majorité des futurs parents, durant la grossesse je me suis mise à remettre en question l’héritage (éducationnel, moral, social, etc.), reçu de mes propres parents. J’en ai gardé, j’en ai laissé de côté, j’ai fait des choix. Beaucoup de choix. Sans jamais vraiment les nommer…

Par exemple, ma mère, comme beaucoup d’autres de sa génération, avait souffert (à tort ou à raison, là n’est pas la question) d’être née dans une grande famille (12 enfants) et d’avoir dû composer avec les maigres salaires de ses parents. Une des conséquences (ni bonne, ni mauvaise, cela n’est qu’un constat), a été de choisir des valeurs matérielles comme étant la base de ce qu’elle souhaitait offrir à ses enfants. Elle avait, à l’époque, durant sa première grossesse (moi ) pesé le pour et le contre de l’héritage reçu de ses propres parents, en a gardé et en a laissé, a fait sa petite valise et a construit sa vie. Du mieux qu’elle a pu, au mieux de ses connaissances et de ses capacités. Du moins on le souhaite! hihi! J’ai donc fait la même chose, en choisissant de ne pas mettre en avant plan ces mêmes valeurs matérielles. J’avais une autre conception de la vie, du rôle parental, de l’engagement que cela demandait, des sacrifices à faire, du temps à consacrer aux enfants, bref, je voyais ça autrement. Mais je ne mettais pas de mots sur les concepts auxquels je réfléchissais… Cependant, mes choix se définissaient, se concrétisaient doucement, faisant de plus en plus de sens au fur et à mesure que mes réflexions évoluaient.

Et puis ma fille est née. Et les changements internes se sont poursuivis, à vitesse grand V. Je me trouvais, me découvrais, dans cette relation, ce nouveau rôle. Je me définissais, je m’y sentais bien, de mieux en mieux avec le temps qui passait. Des décisions s’imposaient à moi alors que je n’y avais jamais pensé ni même porté attention. Comme d’allaiter. J’avais beau n’avoir que 17 ans, l’allaitement s’est présenté comme une évidence, une certitude, une conviction que je ne me connaissais pas jusque là. La petite devant être hospitalisée à la naissance pour un petit problème aux intestins et une jaunisse, j’ai tiré mon lait durant un peu plus de deux semaines, l’ai remis à la conseillère en allaitement de l’hôpital tous les jours durant son séjour, afin de m’assurer qu’elle aurait bien mon lait quand elle commencerait à se nourrir (elle était intubée en permanence…). La transition bouteille/allaitement a été difficile en sortant de l’hôpital, mais ça c’est une autre histoire! 😉

Puis, le manque d’espace aidant, le lit de bébé s’est retrouvé dans ma chambre. Toutes les nuits, quand elle se réveillait, je finissais par la garder avec moi dans mon lit afin de calmer ses douleurs au ventre plus facilement, plus efficacement et de réussir à mieux me reposer également. D’où me venait cette idée?! De ma grand-mère! Cette dernière, qui a eu 6 enfants, leur a tous permis de dormir dans son lit avec elle quand ils en avaient besoin. Son leitmotiv? – »J’aime mieux avoir 6 enfants dans mon lit et dormir un peu avec des enfants heureux, que d’avoir 6 enfants fatigués et au bout de leurs forces et moi au bout des miennes et ne pas dormir du tout! » Je trouvais que c’était tout simplement plein de bon sens!

En lien avec l’endormissement et le temps de sommeil, je me souviens m’être fait bercer, m’être fait chanter des chansons, m’être fait cajoler, au chaud, dans les bras de ceux qui prenaient soin de moi ❤ . À mon sens, il n’y avait pas d’autre façon d’endormir un bébé. Comme la cocotte avait eu des problèmes de bedon et qu’ils se sont poursuivis durant un moment dans sa vie, la porter sur moi, la tenir au chaud, la bercer, lui chanter des berceuses, la promener, ont fait partie de notre quotidien durant de longues années. J’ai cessé de chanter pour elle et de l’accompagner pour s’endormir alors qu’elle avait presque 12 ans… Elle s’en sentait rassurée, réconfortée, en sécurité, confortable et soulagée de ses douleurs. Et ce, malgré que d’autres enfants se soient ajoutés à la fratrie. Je ne me suis jamais posé de questions si c’était bien, mal, trop ou pas assez… C’était ce dont elle avait besoin, et je le lui offrais. Je faisais ma job comme on dit. Mais j’en retirais autant de bien-être qu’elle, puisque je la savais au meilleur de ce qu’elle pouvait ressentir.

Vint ensuite la question des aliments solides. En tant que parent d’un premier enfant, il est si facile de ne pas se faire confiance et de se mettre à se poser des milliers de questions sur le comment du pourquoi… Je n’y ai pas échappé. J’ai fait des erreurs. Comme nous en faisons tous. Mais le jour où j’ai compris que rien ne me servait de forcer mon enfant à manger, rien ne me servait de lui donner un horaire fixe pour les repas (ou de quoi que ce soit d’autre d’ailleurs), les choses se sont mises à se passer tellement mieux, tellement plus facilement et tellement plus respectueusement! Il aura encore une fois fallu cette vielle dame pour me faire remarquer que je ne mangeais pas la même chose à tous les petits déjeuners, ni à la même heure, ni selon la même quantité. Que quand je me relevais d’une nuit malade, je n’avais pas aussi faim que si j’étais en pleine forme. Que lorsqu’il faisait chaud j’avais moins faim, plus soif, plus envie de dormir et d’un peu moins m’activer au gros soleil toute la journée. Ces états de faits tout simples, si humbles et évidents, ne m’étaient jamais passés par l’esprit. À partir du moment où je les ai appliqués à ma fille, avec comme idée dirigeante qu’  »un enfant ne se laisse pas mourir de faim » (on exclu ici tout contexte de maladie grave, soyons réalistes svp…) les crises au moment des repas ont subitement cessé, mon stress est tombé, mon sentiment de culpabilité et mon besoin de contrôler aussi, et tout en a été facilité.

Il y a aussi cette attitude… Je me souviens d’une soirée chez des  »amis ». Little miss avait 8 ans je crois bien. Elle s’amusait avec les autres enfants (ces gens avaient 4 enfants). Ils jouaient tous au sous-sol, pendant que nous, les  »adultes », discutions dans la cuisine. La maman de ces enfants n’avait pas cessé de crier de la soirée! Elle criait pour qu’un des enfants l’entende du sous-sol et monte la voir, criait pour engueuler le plus grand qui avait cogné un plus petit, criait pour que sa plus jeune fille baisse le son de la musique, criait pour qu’ils viennent manger… Des cris à n’en plus finir! Un peu avant l’heure du repas, j’ai descendu quelques marches de l’escalier du sous-sol, et j’ai demandé à ma fille de venir me voir. Je n’ai pas eu besoin de crier, elle m’avait vue dans l’escalier. Je l’ai avisée que nous allions manger dans quelques minutes, de se préparer à monter. Le tout avec un câlin rapide et un sourire. Dix minutes plus tard, ma fille montait, seule et s’assoyait à la table pendant que l’autre maman hurlait pour que ses enfants viennent manger… Cette soirée m’a marquée ad vitam aeternam.

J’ai vieilli, eu d’autres enfants, lu, appris… J’ai su quelle importance avait l’allaitement. Autant au plan scientifique et biologique qu’émotionnel et cérébral. J’ai su que partout ailleurs qu’en Occident, les enfants partagent la couche de leurs parents et que cela se nomme le co-dodo. Que de tenir mes enfants dans mes bras de longues heures par jour, de les porter et les transporter sur moi, s’appelle le portage. Que de se fier à l’instinct de l’enfant pour le nourrir, de se fier à son appétit, à sa capacité motrice et à sa curiosité, sont les principes moteurs de la  »diversification menée par l’enfant » (DME). Que de ne pas crier sur mes enfants, de ne pas leur infliger de châtiments corporels, de ne pas les humilier, de les respecter, de me mettre à leur hauteur pour leur parler et de prendre le temps de leur expliquer les choses (les consignes autant que leurs questions sur la Vie), s’appelle l’éducation bienveillante.

Ces quelques principes, qui, malgré que je les ai par moments involontairement mis de côté et mis à l’épreuve selon certains contextes de ma vie, ont toujours été ce qui a motivé et guidé mon attitude et mes choix parentaux. Tous mes enfants en ont profité. Même le deuxième, mon 007, avec toutes les caractéristiques de ce que je sais aujourd’hui être un BABI (bébé aux besoins intenses), a bénéficié de cette patience, de ce portage, de ces câlins, de cet amour, peu importait l’heure du jour ou de la nuit où ils en a eu besoin. Tout cela se résume en une seule expression: le maternage proximal. Aujourd’hui je le sais. Mais ce n’est vraiment pas important. Toutes ces choses existaient sans que j’en connaisse le nom. Et elles existaient bien avant que la psychologie populaire y mette des noms et des étiquettes. Elles ont toujours existé et ont longtemps été guidées par l’instinct.

Malgré qu’aujourd’hui trop de parents en perdent leur latin avec toutes les recommandations, les conseils des beaux-parents, les jugements des autres, les livres bourrés de principes souvent faux voir dangereux, le maternage proximal et ses bienfaits reprennent du service et le dessus sur les méthodes de dressage du sommeil, sur l’éloignement dit volontaire d’entre la mère et son nouveau-né, sur la sur-médicalisation de la grossesse et de l’accouchement. Mais tout cela avait cours bien avant aujourd’hui. Bien avant qu’on en oublie notre instinct entre deux pages de bouquin, deux nuits blanches, deux bouchées de nourriture en pots… Pas besoin d’y mettre un nom, pour que ça existe… et pour en tirer des bienfaits. ❤

11768825_738273872961170_2068303635_o

Le bonheur est fait de petites choses.

Trop, beaucoup trop longtemps sans avoir écrit… Mais c’est ça la vie de maman; tu fais ce que tu peux quand tu peux, et pas ce que tu veux quand tu veux! 🙂

Depuis mon dernier article, BEAUCOUP de choses se sont passées! Premièrement, le jardin avance bien. Mon vicking d’amour a construit les boîtes (beds) dans lesquelles pousseront nos merveilleux plants de tout plein de choses merveilleuses! Ça, par contre, c’est si on réussit à sauver ce qui nous en reste, parce qu’avec nos 5 chats qui passent leur temps à se faire les dents sur les plants… je garantie pas du résultat. 😦 Les boîtes sont donc faites, nous avons récupéré de vieux troncs d’arbres, des branches, des bûches, etc., qui ont été placées dans les boîtes et recouverts de terre. Nous plantons demain! 😀

Les enfants ont de plus en plus hâte à la fin de l’année scolaire et de plus en plus de difficulté à se coucher à la même heure que d’habitude, vu le soleil qui se couche de plus en plus tard… Maman aussi commence à avoir hâte aux vacances d’été je dois dire! Et avec toutes les histoires pas jojo qui se passent à l’école pour deux de mes crapules, j’avoue que je désespère dramatiquement du système scolaire québécois. J’ai commencé à me renseigner sur l’école à la maison… On verra ce que ça donnera d’aller glaner des infos, mais le projet me tente vraiment! C’est clair que ce serait BEAUCOUP de travail, mais de m’assurer une évaluation juste et honnête de mon grand de 9 ans, (alias M. 007), de m’assurer aussi qu’il ne revient pas en pleurant parce qu’il n’a pas eu la (fausse) note de passage que sa maîtresse exige (elle dit aux enfants que pour avoir la note de passage, il faut atteindre 9/10!! 😦 Allo la pression! ), et que mon petit de 6 ans (M. Bonheur) est traité de façon juste et équitable et non mis de côté parce qu’il ne pose pas de problème et qu’il est ultra patient et résilient, serait un baume sur le petit coeur de mes cocos et sur le mien aussi, je dois l’avouer… Dans tous les cas, je me renseigne pour le moment. J’ai bien hâte de voir comment cette idée va finir par tourner! 🙂

Aussi, quelques projets rénos sont en cours! Avec l’achat de la maison en juin dernier (et oui! Déjà presque un an! C’est fou comme le temps passe vite!), nous savions qu’il y aurait des trucs à rénover. On avait hâte de commencer! 😀 Quelques imprévus financiers nous ont retardé dans notre aventure de rénovations (on nous l’avait dit que la première année dans une maison, ça coûte cher, alors nous ne sommes pas restés trop surpris…), mais on commence à ramasser les matériaux nécessaires. Au programme: refaire (au complet! ) la salle de bain du rez-de-chaussée et faire une chambre au sous-sol. En fin de semaine dernière, pour moins de 100$ (je suis très fière de ce si petit montant!) j’ai réussi à retaper la petite salle d’eau du deuxième étage. Quel vent de fraîcheur ça fait! Un coup de pinceau, des rideaux, des serviettes neuves et quelques accessoires et le tour était joué! Très beau résultat! Il est vrai que nous n’avions pas de rénovations à y faire en tant que tel, mais le rafraîchissement valait le coup, la pièce en avait bien besoin et mon moral aussi! 🙂 Ça fait toujours du bien! En plus, toujours dans notre optique écologique, nous avons choisi des peintures écologiques et recyclées et qui faisaient partie des  »couleurs manquées » que les magasins de peinture gardent parfois. Ces gallons ne seront donc pas jetés et m’auront coûté une fraction ridicule du prix régulier! Les rideaux que j’ai installés m’ont été donnés par une tante plus que généreuse et les accessoires ont été achetés dans les ventes de garage qui avaient lieu le weekend précédent. 🙂 Et voilà! Déco écolo! 😀

À travers tous ces beaux petits projets, il y a bien sûr le quotidien (fou parfois!) et les enfants (fous aussi quand on approche de la période de la pleine lune! hihihi!). L’allaitement, le lavage, boulanger, tous les repas à préparer, le ménage (qu’on ne fait pas aussi souvent qu’il le faudrait, mea culpa 😛 …), les chicanes de frères pour les jeux vidéos, les projets de science de M.007, les fêtes d’amis, les gros et les petits bobos, les progrès de M. pamplemousse qui attrape maintenant ses orteils et se les met dans la bouche (on arrête pas le progrès! C’est fou! hahaha!), ses premiers aliments solides, les migraines, les nuits courtes, les nerfs du dos qui coincent parfois sans crier gare, la plus grande de la famille (Miss sunhine 🙂 ) qui revient à la maison (vite! vite! faut lui faire une place, un lit, une commode! vite! ), les comptes à payer, le bon (on essaie…) voisinage, les sorties à la crèmerie avec les crapules, les tours au parc, les activités sportives, les cauchemars de M. bonheur, le lit de papa et maman qui devient soudainement trop petit en une seule nuit, les petits (et trop courts) moments avec mon vicking d’amour, etc. demandent un investissement non négligeable en temps et en énergie! On n’en sort plus! 😉

Mais on ne voudrait pas en sortir non plus de cette belle vie bien remplie de petits bonheurs! ❤ Alors on écrit un peu moins souvent… 😉1043904_10152129403970255_1424994675_n