J4 , Apprentissages en famille!

J4 du défi #30joursaef /#30joursunschooling . S’ #amuser à #compter des parts de gâteau, devenues des petits bateaux… ☺️ Ne pas forcer les apprentissages rend les enfants disposés à apprendre à leur #rythme. 

Le jeu pour les enfants, on le sait, c’est sérieux!

Et ce n’est pas peu dire! J’ai pour mon dire que de forcer le cerveau d’un enfant à apprendre quelque-chose à un moment où les connexions nécessaires ne se sont pas encore faites, c’est comme de forcer un téléphone à faire un appel sans qu’il n’y ait de ligne fonctionnelle dessus!

Alors que si on les laisse jouer, ils apprennent des tonnes de choses qui sont considérées comme tout sauf des apprentissages, parce que ça devient logique et pertinent que cette constatation se fasse à ce moment-là, dans ce contexte-là… Je vous donne un exemple. Les enfants jouent avec des legos. Une petite moto, et un petit bonhomme. Le bonhomme n’a pas sa tête, et mon petit coco de 2 ans se met à la recherche d’une tête dans le grooooos bac rempli de pièces. Déjà là, on a un apprentissage. Débrouillardise, chercher pour avoir ce qu’il veut sans se mettre à pleurer de découragement soudain, ni en demandant l’aide de maman, malgré que je sois près d’eux pour surveiller que des petites pièces ne se retrouvent pas dans la bouche du petit. Chercher, donc. La patience devient nécessaire, parce qu’il est vraiment gros notre bac de legos. Il trouve une tête. REWARD! Il est super content! Satisfaction, récompense de sa patience et de sa persévérance. Gratification, et connexion dans le cerveau de: travail et patience = satisfaction, résultat, gratification et FIERTÉ! Il essaie ensuite de mettre la tête du bonhomme sur le corps du motocycliste. Autre apprentissage: motricité fine 400 à l’heure! Jusqu’à maintenant, c’était moi qui mettais les petites têtes sur les petits corps. Apparemment, je viens de perdre ma job… Donc motricité fine et patience encore une fois. Si vous manipulez encore des legos, vous saurez qu’il y a deux trous sur les têtes. Un plus gros pour les insérer sur les corps, et un plus petit pour y faire tenir différents chapeaux. Après 2 grosses minutes, il a compris qu’il essayait d’enfiler la tête sur le mauvais côté. Il l’a retournée… Le cerveau fait encore des connexions importantes! La logique, l’observation, la réflexion dans la recherche de solution, etc. Il a fini par se lever d’un bond pour aller faire rouler sa moto dans le salon. La fierté et la joie paraissaient dans son regard! Si j’avais, il y a quelques semaines, tenté de forcer ses petites mains et ses yeux et son cerveau à apprendre à mettre une petite tête de lego sur un corps, on aurait eu un méga fiasco violent, des pleurs, de l’acharnement, un sentiment d’échec et d’impuissance généralisé! Ça aurait pas marché. Pas une seule seconde.

Ce matin, mon petit viking de presque 4 ans jouait avec les parts de gâteau de bois. En changeant son jeu de minute en minute, sans l’intervention de qui que ce soit, les parts de gâteau sont devenues des bateaux… puis il les a alignées. Puis il s’est mis à les compter, en me disant qu’il en manquait ! Il ne sait pas compter. Techniquement. 😉 Mais il a compris qu’il y a 6 parts sur le gâteau et qu’il n’en avait que 4 entre ses mains… Mathématiques instinctifs, calcul, logique, soustractions, additions… Et en partant à la recherche des autres morceaux, son jeu a changé complètement! 🙂

C’est la magie. la magie de la spontanéité de l’enfance. La magie des APPRENTISSAGES spontanés. Qui se font pratiquement tout seuls, au bon endroit, au bon moment.

Je ne forcerai jamais des apprentissages chez mes enfants. Ni pour la continence, ni pour les maths, ni pour le chimie. Si leur petite voix intérieure, leur instinct, leurs intérêts, la direction de leur réflexion, ou n’importe quoi d’intime à eux, les porte dans une direction plutôt qu’une autre, alors ce sera cette direction qui sera observée. De toute façon, qu’on y porte attention ou non, le soleil se lève et se couche tous les jours… Tout comme les apprentissages se font… qu’on les fasse consciemment ou non. ❤

Jour 4 des apprentissages en famille. Aujourd’hui, nous, on joue! 😉

Vous pouvez nous suivre dans notre quotidien de ce défi photo pour la diversité des apprentissages en famille, sur notre compte Instagram , sur le blog ici-même, ou encore sur la page Fecebook de Mille étoiles. Au plaisir de vous y retrouver!

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Apprentissages en famille!

Dans le cadre du défi « 30 jours d’apprentissages en famille », je présenterai, tout ce mois-ci, du 1er au 30 inclusivement, une photo par jour, sur notre compte Instagram , sur ce que mes petits vikings vivent et apprennent à la maison au quotidien.

Je suis vraiment contente de participer à ce petit défi photo, parce qu’en ce moment, ça bouge beaucoup politiquement parlant, pour tout ce qui touche à l’éducation à domicile au Québec. Je voudrais essayer de bien vous résumer la situation. Il y a vraiment beaucoup de points importants. Mais je vais tenter d’en faire le tour le plus simplement possible.

Donc, selon la loi qui était en vigueur jusqu’à il y a quelques jours, ainsi que selon la Déclaration universelle des droits de l’Homme,  les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. Cette valeur ne change pas dans la charte, ni dans la loi.

Ce qui change, ce sont toutes les notions encadrant ce droit. La liberté rapetisse de plus en plus, le nombre de règles obligatoires et strictes à suivre augmente, la liberté de choix n’existe déjà plus vraiment. On a le droit de faire l’éducation à domicile, mais selon les normes du ministère de l’éducation, à leur façon, selon leur cadre. De plus en plus. Ce qui n’est pas une bonne chose pour un très grand nombre d’enfants.

Il faut savoir que le nombre de parents qui choisissent de faire les apprentissages en famille ne le font pas tous pour les mêmes raisons. Mais ce qui les relie tous les uns aux autres, profondément, véritablement et indéniablement, c’est l’enfant. LES enfants. LEUR-S enfant-s. Le bien-être et le respect de ceux-ci. La dimension humaine est respectée et valorisée au plus haut point.

Une grande majorité d’enfants ne fonctionnent tout simplement pas dans le système actuel. Et cela sans parler de toutes les défaillances du système lui-même et de tous ses échecs monumentaux. Tous les parents vous diront à peu près la même chose, qu’ils fassent l’école à la maison ou non: c’est difficile les horaires avec l’école. Les parents qui travaillent courent le matin (et donc les enfants aussi), ne savent plus comment optimiser le temps dans leurs soirées entre les temps libres insuffisants et les cours de tout un chacun, ne voient pas leurs enfants assez à leur goût; d’autres encore voient leurs enfants vivre une anxiété généralisée quotidienne, faire des burn out, cesser de manger, tomber malades régulièrement, être forcés de prendre de la médication, avoir BESOIN de médication; d’autres se mettent à faire des bêtises et des bêtises parce qu’ils sont plus en avance que les autres sur certains apprentissages et donc s’ennuient en classe; d’autres encore ont tant de difficulté à fonctionner selon le rythme d’une classe de 25 enfants où TOUS doivent avoir appris les MÊMES notions en MÊME temps, qu’ils prennent un retard monstre sur les autres enfants de la classe, et vivent les échecs, les mauvaises notes, les pages bariolées de crayon rouge des corrections et des mauvaises réponses, des devoirs à refaire, des papiers à faire signer par les parents encore et encore, les mauvaises notes au bulletin, etc., comme une humiliation, comme une diminution de leur qualité en tant que personne, comme une marque de leur stupidité et de leur incapacité à être EXACTEMENT pareil aux autres.

Il faut aussi savoir que bon nombre de parents qui ont choisi de faire l’école-maison ne l’avaient tout simplement pas choisi avant de pratiquement se le faire imposer. Si certains ont intégré cette façon de vivre très tôt dans leur réflexion sur la famille, d’autres n’avaient même jamais envisagé cette option, ne sachant souvent même pas que cela existait, et n’ont eu d’autre choix que de sortir leur enfant de l’école, souvent très rapidement, et souvent pour une question de sécurité.

Que le ministère de l’éducation resserre donc l’étau autour des possibilités que les gens avaient pour réussir à éduquer leurs enfants dans un milieu autre que celui scolaire, avec des méthodes autres que celles proposées par l’école, n’est donc pas une excellente nouvelle en soi.

Les conséquences de ces restrictions ne tarderont pas à se faire voir à mon avis. Et malgré qu’il puisse y avoir des points positifs qui ressortiront certainement de ces nouvelles législations et amendements, je crains des vagues de conséquences négatives. L’avenir saura nous le dire.

Bref, faire l’école à la maison, c’est tout un contrat, mais c’est un beau contrat!

Parce que c’est pour le mieux. Uniquement pour le mieux. Le mieux-être de l’enfant, un horaire mieux adapté, un mental en meilleure santé, des apprentissages qui sont mieux vécus, qui sont mieux intégrés; des moments de socialisation qui sont plus fréquents, mieux choisis, plus forts aussi; du support mieux adapté, autant pour le parent que pour l’enfant. Tout cela malgré le manque d’accès à certaines ressources pour les enfants vivant de plus grandes difficultés.

Et donc dans ce contexte de choix, de liberté et d’apprentissage, dans le but de vous faire connaître ce que peut être l’instruction en famille, je vous propose de me suivre ainsi que toutes les autres familles qui participent au défi sous les hashtags #30joursAEF ou encore #30joursunschooling .

Vous pourrez nous retrouver sur Instagram, tel que mentionné plus haut, ici même sur le blogue, ainsi que sur ma page facebook .

Si vous souhaitez soutenir les apprentissages en famille et la liberté de choix sur l’éducation au Québec, je vous invite à devenir membre de notre association, l’AQED , qui est l’Association d’éducation à domicile du Québec. Votre contribution fera la différence!

Bienvenue dans notre univers! 🙂

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