Poésie partagée.

Malgré que j’en ai moi-même beaucoup lu dans ma vie, je n’en ai jamais beaucoup lu à mes enfants. Quelques textes par-ci par-là, mais sans plus. Elle était lentement tombée dans un oubli involontaire, mais facile…

L’année dernière, nous avons fait le choix d’éduquer les plus jeunes à la maison, et très vite, le genre et la qualité des lectures que je leur faisais ont été remis en question.

La poésie (et bien d’autres choses aussi), a donc repris la place qui lui était due dans nos lectures familiales.

Cette année, nous lui accorderons une place encore plus prédominante, en en lisant tous les jours. 

En fouillant pour faire mes choix de textes et d’auteur.e.s pour l’automne, je suis retombé.e sur ce texte de Jacques Prévert: « Le cancre ».

Ce poème sied en tous points à la réalité de beaucoup d’enfants qui se retrouvent à vivre les apprentissages en famille parce que le « SYSTÈME » les fait sentir inadéquats, n’arrive en rien à s’adapter à elleux, les rejette, les méprise…  Alors qu’en fait, ces enfants n’ont rien de cancres, mais bien au contraire, ont de larges ailes au coeur, et ne peuvent se permettre de vivre dans des cages faussement dorées.

Je vous le partage donc, dans le but qu’il vous rassure sur la Nature de vos enfants sauvagement heureux, férocement anti-boîtes scolaires, naturellement enfantins, et joyeusement libres, si toutefois cet état de ne pas convenir au système scolaire vous inquiétait un tant soit peu… Ils n’ont besoin que de votre Amour, et d’un bout de ciel pour voler heureu.x.ses… et Libres.

 

LE CANCRE

Il dit non avec la tête

mais il dit oui avec le coeur

il dit oui à ce qu’il aime

il dit non au professeur

il est debout

on le questionne

et tous les problèmes sont posés

soudain le fou rire le prend

et il efface tout

les chiffres et les mots

les dates et les noms

les phrases et les pièges

et malgré les menaces du maître

sous les huées des enfants prodiges

avec des craies de toutes les couleurs

sur le tableau noir du malheur

il dessine le visage du bonheur

Jacques Prévert

-Paroles.

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Demain, on fêtera Lammas!

Demain, le 1er Août, on fêtera Lammas! Vous connaissez?

Lammas (ou Lughnasadh), est aussi appelée la fête des moissons dans la plupart des civilisations. You know, le fameux Harvest festival?!  Elle a été nommée Lughnasadh en l’honneur du Dieu celte Lugh, dieu solaire. Chaque coin de l’Europe occidentale apporte à la légende sa saveur particulière, avec des variantes plus ou moins importantes au sujet de la célébration.

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Son origine remonte au temps où les récoltes tenaient une place capitale de survivance, dans la vie de tous et de toutes. Les gens célébraient Lammas en l’honneur de la première récolte de céréales. D’où le symbole de la gerbe de blé pour la représenter.

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Effectivement, la période de la fin Juillet-début Août, est celle où les jardins, les champs, et la Terre en général, nous offrent les premières récoltes abondantes. Les champs qui ont poussé, à perte de vue, durant tout l’été, vont maintenant être coupés, et permettre aux bêtes et aux Hommes d’être nourris durant l’hiver.

Malgré l’industrialisation et les méthodes de conservation des aliments qui se sont améliorées et qui sont surtout plus nombreuses qu’auparavant, la consommation de pain qui était jadis un aliment de base, a peu changée. Le pain est encore un des aliments les plus consommés au monde. Sa fabrication ne se fait plus au quotidien ou de façon hebdomadaire pour bien des familles, mais que nous fassions partie de ceux qui boulangent pour les leurs, qui achètent un pain frais au commerçant du coin ou qui rapportent des caisses de pain à l’avance pour les congeler, le grain, lui, pousse encore dans les champs! Et malgré que le labeur d’autrefois ne soit plus le lot de toutes les familles, les agriculteurs travaillent encore d’arrache-pied pour faire tourner l’agriculture la plus répandue en Amérique du Nord. Cela étant dit, la majorité de ces céréales sont ensilées et servent à nourrir les troupeaux de bêtes qui finiront dans des assiettes elles aussi… Il faudra éventuellement prendre au sérieux les conséquences environnementales que de telles pratiques impliquent. Mais c’est une autre histoire. Nous y reviendrons une autre fois…

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En vous écrivant, et chaque année à cette date, j’ai des souvenirs des histoires que mes grands-parents me racontaient, de l’époque où ils travaillaient aux champs avec leurs propres parents, du temps où ma grand-mère aidait sa mère à mettre les ingrédients dans le pétrin pour faire assez de pain pour leur famille nombreuse, du temps où il ne suffisait pas d’aller à l’épicerie ou à la boulangerie pour avoir une miche toute prête. Ces histoires ont doré les moments de mon enfance et même de ma vie d’adulte. Aujourd’hui, c’est moi qui les raconte à mes enfants quand on prépare le pain ensembles… Un cycle perpétuel que je ne voudrais briser pour rien au monde!

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De nombreuses traditions se sont développées à partir de la signification que prenait la gerbe de blé selon les différentes régions du monde, en plus de la date du festival qui change, selon l’Hémisphère dans lequel on se trouve.

Mais une chose est certaine, c’est que la fête des moissons est un événement rassembleur depuis des milliers d’années. Et toutes les sociétés ainsi que toutes les religions, en ont eu et en ont, leur propre version, à quelques différences près.

Ce qui ne change pas d’une époque et d’un groupe à l’autre? La gratitude. La reconnaissance. Le partage. L’abondance. La musique. La joie. Le festin.

Rendre grâces à la Terre pour l’abondance qu’elle offre. Peu importe notre religion.

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Parce que c’est non seulement un don, mais à l’époque où nous vivons, c’est aussi une chance… Avoir la possibilité de remercier et de rendre grâces, avoir assez à manger pour considérer l’abondance, n’est malheureusement pas donné à tout le monde… L’importance du partage prend tout son sens ici quand on y pense un peu…

Et vous? Allez-vous fêter Lammas? Avoir une pensée, en silence, en mangeant votre repas demain soir, pour la provenance de ce qui se retrouvera sur votre table? Partager les fruits de vos récoltes avec vos voisins et ami-e-s? Avec votre famille? Allez-vous commencer à remercier pour ce qui vous est offert si généreusement si vous ne le faisiez pas déjà? Allez-vous planter une graine d’un des fruits que vous aurez consommé, afin de perpétuer le cycle infini?…

Peu importe votre confession, (ou non-confession), je vous souhaite à tou.te.s, un joyeux Lammas!

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Et si on avait le choix?

On nous le répète plus que souvent: « Tout, dans la vie, est une question de choix ».

Quoi que je ne sois pas complètement en accord avec cette affirmation, j’admets que beaucoup de ce qu’on vit, est, essentiellement, une question de choix.

Depuis plusieurs années, les personnes qui semblent subir le plus de pression sociale (et familiale) sont sans contredit les parents.

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Du choix d’un-e amoureu-x-se que nos parents se permettent de critiquer quand on est encore jeune adulte, du choix d’allaiter ou non quand on a des enfants et de la durée de l’allaitement, du choix des couches lavables ou jetables, d’envoyer les enfants à la garderie ou non, du choix pour un des parents de rester à la maison ou d’aller travailler, en passant par le choix de donner une éducation bienveillante, de ne pas crier sur les enfants, ou le choix du type d’établissement scolaire qu’ils fréquenteront ou non, toutes ces situations se sont retrouvées non seulement critiquées par un peu tout le monde autour des parents qui ont annoncé leur-s choix, mais se sont aussi retrouvées sur la sellette à plus d’une reprise.

En effet, les articles de journaux, les publications Facebook, les nouvelles télévisées, etc., tous et toutes, ont eu leur moment de critique générale sur un des sujets nommés ci-dessus. Ce qui a de bons, et moins bons effets…

Un des derniers sujets en liste à avoir fait jaser sur la place publique, est celui de l’éducation à domicile. Et pas rien qu’un peu en fait. Mais pourquoi tant de critique négative, tant de colère aussi, à l’égard des familles qui souhaitent faire ce choix? Pour essayer de comprendre un peu, revenons en arrière de quelques années.

En Novembre 2014, un membre de la communauté juive hassidique Tosh, Monsieur Yonanan Lowen, a intenté des poursuites juridiques contre « le ministère de l’Éducation, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), la commission scolaire [de] la Seigneurie-des-Mille-Îles ainsi que deux écoles juives, (…) pour « violation de son droit à l’éducation » ». (L’article complet est ici. Notez par contre qu’il contient différentes erreurs et que je ne les soutiens pas.) Le ministre en place à cette époque, était Yves Bolduc.

Il faut savoir que ce ministre avait, en début de mandat et en guise de promesse électorale, promis de trouver une solution au problème des écoles juives illégales au Québec, « problème » qui perdurait depuis plus d’une soixantaine d’années, et face auquel aucun gouvernement n’avait rien fait auparavant. Avec cette sortie médiatique et juridique en règle, le ministre de l’éducation se retrouvait donc dans l’obligation évidente de poser des actions concrètes.

Pour tentative de règlement temporaire, la solution proposée a été d’instruire les enfants des familles juives dans leur famille, c’est-à-dire de les laisser faire l’éducation à domicile, communément appelé, aussi, « l’école à la maison ». Ce sont des familles juives elles-mêmes qui en étaient venues à proposer cette entente. La raison en était que de très nombreux parents désiraient que leur-s enfant-s puissent avoir accès au diplôme d’études secondaires décerné par le ministère de l’Éducation. De 2007 à 2012, au moins une de ces écoles avait pu fonctionner à titre légal, malgré qu’elle existait depuis 1956. Le ministère de l’Éducation lui avait octroyé un permis. Les élèves ressortaient alors de l’école avec un diplôme. Or, ce n’est maintenant plus le cas, le ministère ayant retiré le dit-permis… Depuis, les juifs hassidiques font l’école-maison. Du moins, c’est ce que nous en savons officiellement.

Passons maintenant au côté légal des choses.

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Différentes lois, tant provinciales que fédérales, encadrent et régissent l’éducation. Mais chaque province est responsable « de financer, (…) légiférer, réglementer et coordonner l’éducation ». Par contre, chaque loi sur l’éducation adoptée par une province doit être conforme à la Constitution. Reliées à ces lois, d’autres lois et amendements les soutiennent, entre autres sur le volet de la protection de la jeunesse, et les lois concernant la séparation et le divorce.

Ainsi, au sujet de l’éducation, les Droits de l’Homme disent ceci:

  • Article 26
    1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement
    élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être
    généralisé; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous
    en fonction de leur mérite.
  • (…) 3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. 

Malheureusement, cette déclaration n’a pas de réelle valeur juridique.

 

Ensuite, la loi sur l’instruction publique dit (entre autres) ceci:

  • 15. Est dispensé de l’obligation de fréquenter une école l’enfant qui: (…)

4°  reçoit à la maison un enseignement et y vit une expérience éducative qui, d’après une évaluation faite par la commission scolaire ou à sa demande, sont équivalents à ce qui est dispensé ou vécu à l’école.

Ces extraits de lois accordent donc le CHOIX aux parents. Ainsi, chaque parent, malgré qu’on ne le sache pas la majorité du temps, et que personne ne le crie sur aucun toit, a le choix du genre d’éducation qu’il souhaite donner à son enfant. Cela fait référence autant à la possibilité de choisir une école publique, une école privée, une école dite alternative ou l’éducation à domicile.

Bon. Cela étant dit, on est passé d’écoles illégales juives au droit parental individuel ici…

La GRANDE différence à faire est la suivante:

  • Faire l’éducation à domicile à son/ses enfant-s EST LÉGAL.
  • Tenir une ÉCOLE en-dehors du système scolaire public ou privé reconnu, EST ILLÉGAL.

Maintenant…

La loi sur l’éducation au Québec changera. En fait, la nouvelle loi et les nouveaux règlements qui l’accompagnent ont déjà été votés, et entreront en vigueur quelque-part au début Juin ou début Juillet.

Pourquoi cette loi change-t-elle?

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Souvenez-vous de ce qu’on disait plus tôt: Les parents Juifs font maintenant majoritairement l’éducation à domicile à leurs enfants.

Il importait donc au ministre de l’éducation maintenant en poste, Mr. Sébastien Proulx, de poursuivre (et clore) le dossier concernant les écoles illégales.

Afin de s’assurer que chaque enfant des familles juives recevait une éducation générale et non uniquement religieuse, modifier les façons de faire les évaluations était la première chose à mettre en place. Pour ce faire, la loi devait être modifiée.

MAIS! 

Les écoles illégales sont une chose. Faire l’éducation à domicile en est une autre. Et les parents faisant l’instruction en famille ne proviennent pas tous de la fermeture de ces écoles, loin de là!

Des milliers de familles québécoises ont choisi cette option pour des raisons bien différentes de la religion.

En voici quelques exemples:

  • Une famille a choisi de faire l’EAD (éducation à domicile) à leur fils autiste, parce qu’après plus de 2 ans à demander des services à l’école publique où l’enfant allait, il ne recevait toujours aucun soutien.
  • Une autre famille a choisi l’EAD parce que leur fille vivait de l’intimidation de la part du personnel enseignant.
  • Une autre encore, a choisi l’école-maison pour répondre au besoin de stimulation d’un enfant en douance.
  • Enfin, une mère monoparentale a sorti un de ses enfants de l’école à cause d’un échec scolaire qui menait l’adolescent vers le décrochage, afin de mieux l’accompagner et de lui redonner le goût d’apprendre, à son rythme personnel.

Ces exemples ne sont que quelques-unes des raisons pour lesquelles les familles choisissent l’éducation à domicile. L’idée est de bien comprendre que chaque situation est unique, comme l’est chaque famille, chaque individu, chaque enfant; et donc qu’il y a autant de raisons de se tourner vers l’EAD qu’il y a de familles. La religion en fait également partie. Beaucoup de familles chrétiennes se tournent vers les apprentissages en famille, comme des familles juives, des familles musulmanes, des familles protestantes, etc.

La religion n’est qu’une facette de la vie des gens. De comparer l’extrémisme religieux (qui enferme les enfants dans des sectes fermées sans contact avec la vie ou les gens) avec des familles ordinaires qui font un choix différent de la majorité, crée de fausses équivalences.

Des milliers de familles québécoises qui font l’éducation à domicile ne font pas et n’ont jamais fait partie d’aucune école jugée illégale.

Faire porter le poids des mesures gouvernementales de façon équivalente aux familles qui exercent leur droit légitime et légal et aux administrations scolaires illégales, manque de doigté et de jugement.

Maintenant, avec le discours que le gouvernement a laissé planer, à savoir que les gens qui choisissaient les apprentissages en famille étaient majoritairement sectaires, est un glissement volontaire qui les servait bien.

Dans les médias, tout de suite après le scandale de ces écoles, personne n’a parlé de toutes les autres familles qui faisaient l’école-maison, ou si peu. Il y a eu cet article d’une mère forcée à faire l’éducation académique de son fils parce que l’école se déresponsabilisait face à l’enfant et disait ne rien pouvoir faire pour lui. Dans cette situation, l’EAD passait bien aux yeux de monsieur et madame tout le monde, parce que la mère n’avait pas tellement d’autre choix, et s’investissait pour le bien de son enfant. C’était vu, selon l’angle selon lequel les médias nous le partageaient, comme une épreuve forcée à laquelle la mère réagissait bien. Ce genre d’histoire apporte son lot de compassion et d’empathie. Et je ne diminue en rien ce que cette famille a pu vivre ou vit encore. Cette femme est une mère dévouée et je lui lève mon chapeau! Son histoire a ceci de particulier que c’est l’école qui se lavait les mains de sa responsabilité face à l’enfant. Mais des centaines de familles vivent un peu ce même scénario redondant. Les écoles qui promettent des services, et les familles qui ne les reçoivent jamais, ou si tard. Les écoles qui font passer des enfants en difficulté sans jamais les faire doubler, mais qui ne les soutiennent jamais vraiment. Des écoles qui n’arrivent pas à combler le besoin de stimulation intellectuelle de d’autres enfants doués, et qui refusent de les faire monter de classe pour des prétextes administratifs… Bref, tout ça pour dire que les parents qui choisissent l’école-maison, font tous et toutes ce choix pour la même raison:

LE BIEN-ÊTRE DE LEUR-S ENFANT-S.

Malheureusement, ce n’est pas ce qui ressort quand on parle d’éducation à domicile…

Après les écoles illégales, le sujet est un peu tombé entre les craques du plancher, pour ne ressortir qu’avec les modifications faites à la loi sur l’éducation au Québec.

Personne n’a cru bon rappeler que ces modifications partaient du désir d’abolir les écoles juives… Mais les impacts ne sont pas seulement retombés sur la communauté juive. Toutes les familles en EAD en payent le prix.

 

UN CHOIX… RESTREINT.

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Bref, faire l’éducation à domicile est légal. Et qui dit légal, dit loi, évidemment. Et nul n’est censé ignorer la loi… Et croyez-en mon expérience personnelle à me représenter moi-même devant un tribunal, NUL N’EST CENSÉ IGNORER LA LOI POUR DE VRAI, et on vous le fait sévèrement savoir en temps et en lieu!  Cela n’empêche pas que la grande majorité de la population du Québec ne sait pas que cette option est possible, ne sait pas que c’est légal, ne sait pas que c’est un choix réel et réfléchi et que les parents qui font ce choix s’investissent corps et âme dans la réussite de leur-s enfant-s.

Cette loi n’est pas criée sur tous les toits, comme je le mentionnais plus haut; ce choix n’est souvent pas appuyé par les acteurs scolaires, ni par la famille élargie en général; cette information est même la majorité du temps déformée, utilisée à mauvais escient de la part de gens qui se soucient plus de faire rentrer le plus grand nombre de gens possible dans les rangs, que du bien-être réel des enfants et est aussi utilisée pour menacer les familles qui tentent de s’informer de façon mature et responsable sur les options éducatives offertes pour leur progéniture.

Malgré les obstacles et les embûches, des milliers de familles s’embarquent tout de même dans la grande et cahoteuse aventure de l’école-maison et font ce choix difficile mais ô combien bénéfique et libérateur pour leur-s enfant-s!

Par contre, depuis les modifications de la loi, encore moins de gens seront portés à choisir l’EAD, pour la simple et bonne raison que les démarches à faire pour y arriver ont été resserrées, ainsi que la quantité de comptes à rendre et la paperasse à remplir en général aussi. À mon sens, cela est plus que dommage. Parce qu’avec le nombre d’enfants qui présentent des difficultés d’adaptation (académiques ou comportementales), avec le nombre de professeurs qui ne cessent de demander des réajustements du nombre d’enfants dans les classes, avec les services aux élèves qui ne suffisent jamais à la tâche, avec les coupures gigantesques que les enveloppes budgétaires subissent et avec toutes les autres difficultés majeures que l’école rencontre plus que jamais en 2018, c’est une refonte complète de tout le système scolaire qui s’avère plus que nécessaire. Et croyez-moi, de nombreuses familles retourneraient leur-s enfant-s sur les chaises de plastique des écoles si le fonctionnement était différent! Mais cela n’est malheureusement pas envisageable, je le crains. Les parents qui choisissent l’école à la maison libèrent donc, du moins un tant soit peu, le système scolaire d’un poids supplémentaire (pas que je considère les enfants comme un poids, au contraire! Mais plus grand est le nombre, plus grands sont les besoins, cela va de soi.) et ils allègent ainsi différents volets de l’école par leur prise en charge directe de l’éducation de leur-s enfant-s. Pourtant, personne ne les en remercie… 

Alors envers et contre tous les obstacles, les préjugés, les rapports à remettre plusieurs fois par année, le harcèlement sur le degré de socialisation des enfants, le fait que le choix éducatif ne soit plus vraiment un choix mais doive de plus en plus ressembler à ce qui est unilatéralement offert par les écoles et réponde à leurs critères simplistes aussi, malgré les difficultés et la paperasse, malgré les doutes et tout le reste, des gens se mobilisent pour défendre leur droit à choisir l’éducation de leur-s enfant-s.

C’est d’ailleurs pour cette raison, et pour permettre de faire connaître et mieux comprendre le choix des familles, que le mois de la sensibilisation aux apprentissages en famille  a été lancé. Cette initiative existait déjà dû côté anglophone, mais pas en français.

Les parents qui font l’EAD ont d’ailleurs des associations qui les soutiennent. L’AQED (Association québécoise d’éducation à domicile) et la HSLDA (Home School Legal Defence Association of Canada), sont les deux associations qui chapeautent, supportent, regroupent, défendent et informent les gens sur l’éducation à domicile.

Alors je vous invite à vous renseigner, à vous informer, à poser des questions. Si vous connaissez une famille qui a opté pour ce choix de vie et que vous êtes curieu-x-se, ou si cette avenue vous fait de l’oeil, n’hésitez pas à vous renseigner sur le sujet. Il existe des groupes Facebook, des associations, des blogues qui traitent de ce sujet en long et en large et sous toutes les coutures.

À garder l’esprit ouvert, on apprend toujours mieux! C’est valable pour les enfants, et aussi pour les grands! 😉

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