Encore une recette!

Et oui! Encore une recette!

Après maintes et maintes tentatives pour trouver une recette de barres tendres qui plaise et à mon budget, et à mes idéaux d’alimentation ET à mes enfants, j’ai enfin trouvé quelque-chose qui pourrait bien s’avérer être ZE recette de barres tendres de ma famille! Hourraaaa!!! Mais bon… Calmos sur l’enthousiasme… Ils n’y ont goûté qu’aujourd’hui… Et y’a rien qui me dit que dans deux semaines ils ne vivront pas de crise hormono-gustativo-cérébrale (payant comme mot au scrabble! 😉 ) qui les fera détester à nouveau tout ce que je vais cuisiner, cette recette y compris! Mais pour l’instant, ça va, et ils en redemandent, alors on en profite! 😉

Voici donc la recette magique et SI SIMPLE de barres tendres (tous mes ingrédients sont bio, sauf le beurre):

  • 2 t de gruau
  • 1 t de graines de tournesol (écalées et non salées)
  • 1 t de raisins secs
  • 3/4 t grains de chocolat noir
  • 1/2 t graines de lin moulues
  • 1/2 t canneberges séchées
  • 1/2 t sucre de canne
  • 3/4 t beurre
  • 1 oeuf
  • 1 pincée de sel.

Tout mélanger dans un cul de poule. Graisser (ou mettre un papier parchemin) sur une plaque à cuisson, étaler, et cuire au four une dizaine de minutes, à 400°.

Les enfants ont A-D-O-R-É!!!

Seul hic, malgré que j’aie attendu que le tout soit vraiment bien refroidi avant de couper pour en faire des barres, ça a plutôt fait de gros morceaux. Ça ne restait pas en barres, mais au moins ça ne se défaisait pas complètement en crumble.

Alors voilà! Une vingtaine de minutes maximum et vous avez une bonne quantité de cette douceur à vous mettre sous la dent. 🙂

Bon appétit!

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Pain de campagne.

Alors comme la demande est présente, je vous offre avec plaisir ma recette de base pour faire mon pain.

Avant de vous en donner les ingrédients, sachez que si vous êtes plutôt nouveau(velle) en la matière, que le pain est un aliment légèrement capricieux à cuisiner et que plusieurs éléments peuvent en modifier le goût, la texture, le poids, la croûte, etc. Je suis moi-même assez débutante en la matière, malgré que je pense très bien me débrouiller (les pains partent vraiment vite et on m’en redemande! C’est rassurant! héhé! 😉 ) et que je me sente de plus en plus en confiance avec mes recettes. 🙂

Soyez donc avisés que si vous utilisez une farine plutôt qu’une autre, la consistance de votre pain pourra changer, ainsi que le goût (si vous prenez une farine de blé bio plutôt qu’une farine blanche par exemple). Si vous utilisez de la graisse végétale plutôt que du saindoux, si vous ne respectez pas les temps de levées, si vous pétrissez trop, trop fort, trop peu, tout cela affectera la densité de la pâte et donc l’appréciation au bout du compte… bref, suivez la recette! 😉 N’ayez tout de même aucune crainte à faire des essais et à y ajouter votre touche personnelle! Le meilleur moyen de devenir bon à quelque-chose, c’est en le faisant souvent! (Donc en échouant tout plein de fois et un beau jour, sans qu’on s’y attende, paf! Ça y est! 😉 )

Assurez-vous aussi d’avoir des bols assez grands pour contenir votre pâte quand vous ferez les levées. La pâte doublera de volume et ce serait moche de la ramasser au fond du fourneau avant qu’elle n’ait été cuite. Un  »cul de poule » est, selon moi, le meilleur type de bol pour cette opération. Votre cuillère de bois doit aussi être assez robuste pour endurer un peu de vie! 😉

Bon! Assez de bla bla! Voici ma recette de base pour un bon pain de campagne!

Pour 4 pains, vous aurez besoin de:

  • 2c.thé de sucre (10 ml)
  • 1/2t d’eau tiède (125 ml)
  • 2 sachets de levure active (22 ml)
  • 2t de lait (500 ml)
  • 2t d’eau froide (500 ml)
  • 1/4t de sucre (50 ml)
  • 5c.thé de sel (25 ml)
  • 1/4t de saindoux (50 ml)
  • 12t de farine bio tout usage de La Milanaise (2,75L)

Dissoudre 10 ml de sucre dans l’eau tiède. Saupoudrer la levure sur l’eau et laisser reposer 10 minutes SANS REMUER.

Faire frémir le lait (pour éviter qu’il ne colle au fond de la casserole, passer la casserole sous l’eau bien chaude avant de mettre sur le feu); retirer du feu, ajouter l’eau froide, le sucre, le sel et la graisse; remuer jusqu’à ce que le sucre soit dissous. Laisser tiédir.

Ajouter la levure dissoute et bien mélanger. Ajouter la moitié de la farine et battre vigoureusement à la cuillère de bois jusqu’à ce que le mélange soit lisse et élastique.

Ajoutez suffisamment de farine pour obtenir une pâte molle qui ne colle pas au bol.

Mettre la pâte sur une surface légèrement enfarinée et pétrir jusqu’à ce que la pâte soit satinée et élastique. Cette étape peut prendre de 8 à 10 minutes environ. Vous aurez compris que rendu à cette étape-ci, exit la cuillère de bois et qu’un peu d’huile de coude sera l’outil principal! 😉

Mettre la pâte dans un grand bol tiède graissé et la rouler pour en graisser toute la surface.

Couvrir d’un linge propre. Faire lever au double du volume dans un endroit chaud et humide, environ 1 heure. La pâte gardera alors l’empreinte du doigt.

Baisser la pâte avec le poing. (Mes enfants adorent cette étape! Sais pas pourquoi… 😉 ) Diviser en 4 parties égales ( ou en le nombre de pains que vous souhaitez faire, 12 par exemple si vous voulez de petits pains ronds à sandwiches), et façonner en pains. Mettre dans des moules à pain graissés, couvrir d’un linge trempe (mais essoré… c’est pour que la croûte ne soit pas trop épaisse, sec et cassante) et laisser lever à nouveau durant 45 à 60 minutes dans un endroit chaud et humide.

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Cuire dans un four déjà chaud à 400° (un peu moins si votre four fait le con comme le mien…) durant une trentaine de minutes.

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Démouler immédiatement sur une grille. Laisser refroidir complètement avant d’envelopper.

Évidemment, il existe des tonnes de variantes à une recette comme celle-ci. Ainsi que des tonnes de méthodes différentes. Cette recette en est une de base. Pratiquez-vous et quand le coeur vous en dira, vous modifierez bien ce qui vous plaira! De la forme de votre pain en passant par la couleur, les possibilités sont innombrables! 🙂

Alors amusez-vous bien et surtout, bon appétit! ❤

Citation

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“Nous avons coutume aujourd’hui de ne voir dans l’amitié qu’un phénomène de l’intimité, où les amis s’ouvrent leur âme sans tenir compte du monde et de ses exigences. Rousseau, et non Lessing, est le meilleur représentant de cette conception conforme à l’aliénation de l’individu moderne qui ne peut se révéler vraiment qu’à l’écart de toute vie publique, dans l’intimité et le face à face. Ainsi nous est-il difficile de comprendre l’importance politique de l’amitié. Lorsque, par exemple, nous lisons chez Aristote que la philia, l’amitié entre citoyens, est l’une des conditions fondamentales du bien-être commun, nous avons tendance à croire qu’il parle seulement de l’absence de factions et de guerre civile au sein de la cité. Mais pour les Grecs, l’essence de l’amitié consistait dans le discours. Ils soutenaient que seul un “parler-ensemble” constant unissait les citoyens en une polir. Avec le dialogue se manifeste l’importance politique de l’amitié, et de son humanité propre. Le dialogue (à la différence des conversations intimes où les âmes individuelles parlent d’elles-mêmes), si imprégné qu’il puisse être du plaisir pris à la présence de l’ami, se soucie du monde commun, qui reste “inhumain” en un sens très littéral, tant que des hommes n’en débattent pas constamment. Car le monde n’est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu’il est devenu objet de dialogue. Quelque intensément que les choses du monde nous affectent, quelque profondément qu’elles puissent nous émouvoir et nous stimuler, elles ne deviennent humaines pour nous qu’au moment où nous pouvons en débattre avec nos semblables. Tout ce qui ne peut devenir objet de dialogue peut bien être sublime, horrible ou mystérieux, voire trouver voix humaine à travers laquelle résonner dans le monde, mais ce n’est pas vraiment humain. Nous humanisons ce qui se passe dans le monde et en nous en en parlant, et, dans ce parler, nous apprenons à être humains. Cette humanité qui se réalise dans les conversations de l’amitié, les Grecs l’appelaient philanthropia, “amour de l’homme”, parce qu’elle se manifeste en une disposition à partager le monde avec d’autres hommes.“ HANNAH ARENDT, L’importance politique de l’amitié – Vies politiques, Gallimard