Nouvelle étape…

Monsieur pamplemousse est notre quatrième enfant. 🙂 Pour les trois premiers, des couches jetables ont été utilisées. Pourquoi? Pour pas se faire ch%$!, pour pas dépenser plein de sous d’un seul coup (tout un mauvais argument quand on y repense…), pour pas de pyjamas mouillés, pour pas 10 brassées de lavage de plus par semaine…

Durant la grossesse, grosses discussions et grandes décisions! Pour Monsieur pamplemousse, virage à 180°. Nous tenions à changer le plus de choses possible pour actualiser nos choix et nos valeurs environnementales. Les couches lavables allaient donc de soi.

Mais le sort nous a fait bifurquer un peu, pour un petit moment.                              M. pamplemousse a dû être hospitalisé durant quelques jours à la naissance, et se faire opérer à deux jours de vie… Difficile épreuve pour un bébé; difficile épreuve pour les parents, difficile épreuve pour nos autres enfants, pour notre petite famille, et pour la famille élargie aussi…

Nous avons donc remis en question le choix des couches de coton. Monsieur pamplemousse devrait recevoir des soins quotidiens à la maison et cet aspect nous a fait mettre de côté l’  »option coton ». Nous avons donc acheté quelques boîtes de couches jetables, non sans en avoir mal au portefeuille et à nos convictions un tout petit peu aussi… Mais nous savions que c’était un choix temporaire. Et c’était mieux pour pamplemousse.

Mais! Les soins sont maintenant pratiquement chose du passé! 🙂 Et les couches jetables aussi, par la même occasion! 😉 Une semaine s’est déjà écoulée depuis le début de cette nouvelle étape: le passage aux couches de coton.

Durant la grossesse, nous avons cherché des couches réutilisables de seconde main. Payer plus de 500$ (sans les taxes) pour un ensemble de départ et quelques autres centaines de dollars par la suite pour une deuxième série de couches plus grandes, ne convenait pas du tout à notre budget, ni à nos convictions. Pourquoi acheter neuf quand on peut avoir quelque-chose de très bon pour bien moins cher?! Alors voilà. Nous avons trouvé une maman qui vendait des dizaines de couches pour une fraction du prix, les seaux de trempage, etc. (D’où le mauvais argument de pas dépenser plein de sous d’un coup…) J’ai tout relavé et séché et nous avons attendu la venue du tout petit! 🙂

Nous avons choisi de commencer l’utilisation des couches lavables en alternance avec les couches jetables, question de s’y acclimater tranquillement. Mais au bout de 3 jours, il ne restait plus du tout de couches jetables.

Bien évidemment, des pour et des contre se sont présentés à nous. Dans les pour, le confort de pamplemousse a été décuplé! Le coton, c’est doux doux doux! 🙂 Aussi, ce n’est pas plus dur de jeter la couche dans le seau de trempage qu’à la poubelle et que dire de notre conscience écologique qui s’en trouvait toute satisfaite! 🙂 Mais dans les contre, le TEMPS de confort de M.pamplemousse a considérablement diminué. En effet, la silice présente dans les couches de papier est évidemment absente dans celles de coton et cette matière qui sert à absorber l’humidité a beau être chimique, elle est drôlement utile 😛 Le nombre de changements de couches a aussi de beaucoup augmenté. Ce qui augmente par la même occasion, la quantité et la fréquence du lavage. Ce dont j’aurais pu me passer, honnêtement. Non seulement pour les couches à laver, mais aussi pour tous les vêtements mouillés parce que le pipi a passé au travers de la couche. Peut-être les couches que nous avons sont-elles moins absorbantes qu’à leurs débuts, puisqu’elles en sont à leur troisième vie (elles avaient servi pour deux autres enfants avant M. pamplemousse), mais le fait est qu’avec l’opération que le petit a eue, avoir les fesses au sec est une obligation. Ce qui nous force à changer les couches à chaque pipi. Et pamplemousse semble ne pas trop s’habituer à être plus mouillé. Remarquez, je le comprends! Toujours est-il que son temps de dodo s’en trouve diminué durant le jour parce que sa couche froide et mouillée le réveille. 😦

Bref, comme dans toute situation, rien n’est parfait.

Mais nous souhaitons tout de même poursuivre. Maman peut très bien s’habituer à faire plus de lavage. Et même s’il y a quelques étapes de plus (vaporiser du détachant sur les couches avant de les mettre dans la machine à laver et préparer une solution de trempage pour les seaux à couches par exemple), ça vaut le coup et ce n’est pas cher payé.

Pour ce qui est du confort de pamplemousse, nous agrandirons sa réserve de pyjamas et nous fabriquerons d’autres insertions de coton pour les couches. Ce qui devrait les rendre un peu plus absorbantes. Nous avions aussi l’option de mettre un par-dessus de plastique, mais nous avons finalement rejeté cette possibilité.

Nous garderons aussi une alternance entre le coton et le papier. Les couches de coton seront utilisées la plus grande partie du temps, et des couches de papier serviront pour la nuit et les dodos d’après-midi entre autres. Peut-être aussi pour les longs trajets en voitures et les sorties particulières qui durent plusieurs heures. Mais leur utilisation sera tout de même très limitée.

Nous croyons avoir trouvé la bonne recette pour combler notre conscience environnementale ainsi que notre réalité d’une famille nombreuse et moderne. 🙂 Comme dans tout, nous croyons que l’idéal est toujours une question d’équilibre.

Alors si l’idée de faire le grand saut vous faisait peur, n’hésitez plus! C’est très possible et réaliste d’utiliser des couches de coton dans un monde moderne et un peu bousculé par le temps! 🙂

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Nouvelle maison, nouveau jardin!

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Nous nous y sommes pris un peu tard cette année, mais nos semis sont enfin faits! 🙂

Dans notre optique d’un jardin en permaculture bio, nous avons choisi de ne pas acheter de plans de quoi que ce soit pour composer notre jardin. De connaître, de participer et d’être les instigateurs de toutes les étapes de notre alimentation (du moins pour ce qui est des fruits et des légumes et pour une partie de l’année seulement) était un des points fondamental de l’approche que nous souhaitions adopter, entre autres aussi, en ce qui concerne l’éducation que nous voulions offrir à nos quatre petites crapules avec ce projet. 😉

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Nous avons d’abord choisi les graines (bio) des légumes que nous allions semer et des plantes avec lesquelles ils s’acoquinaient bien.

Un après-midi de temps à faire des semis avec les enfants (enfin, eux ils ont terminé plus vite que nous, fallait pas trop rêver quand même! 😉 ) et voici une partie du premier résultat:

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Nous avons des dizaines de contenants de futurs plants, en plus de ce que nous allons planter en pleine terre. 🙂 Seule déception: pas d’arbres fruitiers. Par choix par contre. Ce sera pour une autre année! Nous aurons tout de même des fraises, des framboises, du cassis et des bleuets. 🙂 Sans compter les herbes, la lavande, la lobélie, et j’en passe!

C’est un réel bonheur de voir (déjà!) les germes de laitue se pointer le bout du nez dans nos contenants! Et tout autant de visualiser à quel endroit se trouvera le jardin dans la cour à chaque fois que je regarde par la fenêtre de la cuisine. 🙂

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D’avoir la possibilité de partager tout cela avec les enfants, de leur apprendre que le pain ne pousse pas dans la terre (comme le montrent certaines pubs idiotes à souhait!), que les fraises ne sont pas supposées faire partie des étalages des supermarchés en plein hiver, mais qu’on devrait plutôt les congeler (entre autres) à la fin de l’été POUR en avoir au courant de l’hiver, de les voir ouvrir de grands yeux quand ils constatent que ce qu’ils ont planté est vivant et grandit et même de les voir se chamailler pour savoir qui vaporisera les semis chaque matin, est une chance que nous dégustons pleinement.

Tous ces savoirs, se perdent à une vitesse dramatiquement fulgurante. Nous voulons que nos enfants prennent conscience de l’importance de prendre soin de l’environnement, de l’importance d’une certaine auto-suffisance et surtout d’un gros bon sens qui malheureusement ne semble plus faire partie de ce que possède la population…

Quand nous allons au marché et que nous voyons une maman flanquée de trois marmots hyper turbulents et qui n’a dans son panier que des trucs genre pain blanc bourré de sucre, poudings au chocolat re-bourrés de sucre, coca-cola, biscuits, repas congelés et compagnie, nous ne pouvons nous empêcher de voir le lien DIRECT avec le comportement de ses enfants et de nous demander où sont les vrais aliments dans tout ça et à quelle fréquence et de quelle façon la cuisine se fait-elle chez-elle.

Évidemment que nos enfants bougent beaucoup eux aussi! Loin de moi l’idée de tomber dans le jugement ici! Mais un enfant en santé qui bouge, c’est différent d’un enfant mal nourri et sur-sucralisé (permettez-moi l’invention du terme!) qui ne sait plus se contenir parce qu’en manque constant de drogue (de sucre en réalité). Je trouve cela d’une tristesse écrasante et je déplore le manque de passation des savoirs.

J’ai eu la chance d’avoir près de moi des gens qui cuisinaient beaucoup, et, aussi bizarre que cela puisse paraître, la chance d’avoir manqué de sous dans ma vie. Tout cela m’a obligée à chercher la meilleure façon de manger possible. La moins chère aussi, pour nourrir mes enfants convenablement.

Je n’ai pas été élevée à la campagne, ni dans un grand restaurant, ni avec des parents qui prônaient les principes du bio et de l’environnement en général. Mais ils m’ont donné une excellente base à mettre dans ma petite valise d’enfant et en grandissant j’ai su utiliser les atouts dont ils m’avaient fait cadeau (sans le savoir peut-être). Je veux donc retransmettre ce précieux héritage à mes propres enfants.

À l’heure où la moitié de la planète crève de faim mais où on clame à qui mieux mieux qu’à elle seule l’Amérique du Nord pourrait combler je ne sais quelle portion astronomique de ce désastre alimentaire, il nous semble qu’il est temps d’y faire quelque-chose… La permaculture est, selon nous, la clé. Tout comme l’auto-suffisance partielle.

Sur ce, le soleil se lève. Je vais aller jeter un coup d’oeil dans ma cour, question de rêver éveillée encore un peu… 😉

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