Début d’année, début de journée… c’est pareil!

Je vous partage une petite réflexion en ce début d’année 2018…

Je suis à la maison avec les enfants depuis plusieurs années déjà.

Et une des choses que j’entends souvent par rapport au fait d’être parent à la maison, c’est qu’on a jamais de vacances.

Ce qui est pas totalement faux. 

Ma job, c’est ici, à la maison. Mon temps de repos quotidien, c’est ici, à la maison. Mes repas, c’est pas au resto avec les collègues, c’est ici à la maison. Mes 5 à 7 sont plus chargés que ceux des personnes qui les passent dans les bars et quand les enfants sont en vacances de l’école, c’est moi qui ai plus de « travail ».

Quand c’est Noël, pour moi, c’est presque une journée comme une autre. Pareil pour Halloween, pareil pour la semaine de relâche, etc. Même si c’est certain que de préparer la bouffe, les cartes, les cadeaux, les décos, les costumes, les bricos spéciaux, etc, ça me met dans un mood différent et ça met la maison au grand complet dans un air de fête! 

Papa est à la maison dans le temps des fêtes aussi, et donc je peux dormir plus longtemps plus souvent! Ce qui est un avantage certain! 😀 Mais en général, mes matins restent presque les mêmes. Avec les réveils en douceur, le café qui coule, le déjeuner avec les enfants…

Même quand les grands ont de l’école, les matins sont plutôt calmes chez-nous. 

Et ce matin, les grands sont encore en congé. Ils retournent à l’école demain. Je suis debout depuis 5h30 parce que ma nuit de sommeil était finie. C’est la première fois depuis plusieurs années que je réussis à rattraper suffisamment de temps de sommeil pour me sentir vraiment en forme en me levant à 5h30 a.m! 

Je suis descendue, j’ai fait couler le café, me suis habillée… et j’ai eu le temps de jaser avec papa viking en prenant un café chaud ensembles, de faire la liste d’épicerie, le budget, planifier ma journée, me faire un tarot et lire 2-3 pages d’un bouquin, me resservir un café… Tout ça avant qu’un des enfants se lève. ❤

Un matin tellement doux! ❤

Et quand je me suis retrouvée avec les deux petits à la table en train de déjeuner, à écouter mon petit viking de 4 ans qui me racontait ses rêves… pendant que les grands dormaient encore en haut, je me suis sentie plus que bien.

Bien d’avoir le temps. Reconnaissante d’avoir cette chance CHAQUE matin! Écouter mon coco me raconter ses rêves, loooongtemps! Avec des bouchées de toast au beurre de peanuts et de compote de poires une fois de temps en temps à travers ses phrases, avec le tout petit qui écoutait attentivement et qui a reconnu un des personnages décrit par son frère, mentionner dans quel film il avait déjà vu ce personnage , et débuter une discussion sur le film, parce qu’il jase lui aussi. Il sait qu’il a le temps de parler, qu’il sera écouté, entendu, peu importe son âge… Et moi je tétais mon café… douuuuuucement… et je les écoutais parler. 

Un vrai bonheur. Comme si c’était encore les vacances. Mais pas exactement pareil non plus…

Parce que ce matin on reprend des rythmes plus actifs quand même. On se remet dans le bain de plein d’affaires desquelles on a pris des vacances durant les vacances… Papa est reparti au boulot. Ça aussi ça fait une grosse différence!

Mais d’avoir le temps! Avoir le temps c’est toute une richesse! Et se sentir riche, ça feel doux pour l’âme! ^_^ 

Pour avoir le temps, il faut choisir de le prendre, le temps… 

C’est vrai qu’on a pas de grosse télé 75 pouces dans notre salon. On a pas acheté la dernière console de jeux vidéos à la mode (et mes grands m’en veulent pour ça d’ailleurs…), on a pas deux autos neuves (loin de là!) et nos vêtements ne sont pas achetés neufs dans les grandes boutiques dernier cri.

Mais c’est pas ça qu’on veut. C’est pas ce qu’on a choisi pour notre vie. Et c’est pas ça dont on sent qu’on a besoin. Et on se fait beaucoup juger pour nos choix. Parfois très durement d’ailleurs… Mais j’en tiens pas rigueur à personne. 

On a choisi, pour notre famille, de vivre plus simplement. Pas encore autant qu’on voudrait, pas dans la maison qu’on voudrait… mais ça va venir. Parce que notre avenir on le construit… maintenant. Chaque jour. Et ceux qui vivent le plus dans le présent, c’est les enfants. Leurs souvenirs se construisent maintenant. Et pour ça, je leur donne ce que je considère comme un précieux présent. Je leur donne la douceur du temps.

Ils ont le temps de manger à leur vitesse, le temps de jouer, le temps de découvrir, le temps de foutre le bordel solidement aussi! hahaha! Quand les grands reviennent de l’école, ils ont quelqu’un à qui raconter leur journée. Ils ont une collation préparée. Il y a l’odeur du souper parfois, quand j’ai mis un truc à mijoter. Il y aqqun qui prend les coups de leurs frustrations et colères à propos des devoirs! Ils ne vivent pas leurs interrogations tout seuls, et ils sont accompagnés pour les résoudre. On a le temps de jouer aux échecs à 6hrs le soir, ou à 7, ou à 8… On a le temps de faire des masques, de l’argile, de la peinture, de la pâte à modeler, des dessins, de regarder les cardinals dans le lilas de la fenêtre du salon jusqu’à temps qu’un des chats fasse mine de les attaquer et qu’ils s’enfuient tous… Et ça, c’est précieux. Et si mes enfants savent pas encore ce que ça vaut parce que pour eux c’est acquis vu que c’est leur quotidien depuis la naissance, moi je le sais ce que ça représente. Ça représente une carrière au complet! (que j’ai jamais eue pour rester près de mes enfants). Un salaire dans les 6 chiffres! (Duquel je n’ai jamais profité parce que j’ai mis l’humain avant l’argent dans mon équation). Des heures de travail qu’on ne compte plus! (Parce que sinon je serais en burn out juste d’y penser! hahaha!) Mais la présence, le soutien, une vie en accord avec nos valeurs, c’est inestimable, malgré les difficultés et les obstacles pour y arriver.

Alors ce matin je suis reconnaissante de ça. D’avoir connu les « monstres-plantes » de mon petit viking de 4 ans qui a beaucoup rêvé cette nuit. D’avoir entendu mon petit minou de 2 ans faire une phrase entière avec plein de mots, super bien prononcés et bien alignés et en ressentir une fierté immense! De savoir mes grands près de moi qui se reposent au maximum sans avoir à être rushés pour leur dernier matin de congé. Et d’avoir le temps d’écrire entre deux brassées de lavage et les dessins que font les tout petits…

Et par rapport à cette reconnaissance justement, j’ai commencé un journal de gratitude cette année. C’est la seule résolution que j’ai pris de ma vie! Mais comme je suis plutôt du genre pessimiste de nature, j’ai choisi d’écrire une seule chose positive qui m’est arrivée, par jour. Et pas de trucs aussi abstraits que d’avoir un toit au-dessus de la tête ou que mes enfants soient en santé! Non. Des trucs vrais, concrets, réels. Et ce soir, quand j’écrirai dans mon journal, ça va être ça mon truc positif: avoir le temps d’écouter les rêves de mes enfants. Leurs rêves éveillés, ou leurs rêves endormis. ❤ 

J’espère que vous avez tous bien profité de vos temps en famille durant le temps des fêtes et que vous avez pris le temps… peu importe ce que vous en aurez fait. J’espère que vous avez eu du temps. Bonne année (en retard) à vous tous et toutes! 😀

 

J4 , Apprentissages en famille!

J4 du défi #30joursaef /#30joursunschooling . S’ #amuser à #compter des parts de gâteau, devenues des petits bateaux… ☺️ Ne pas forcer les apprentissages rend les enfants disposés à apprendre à leur #rythme. 

Le jeu pour les enfants, on le sait, c’est sérieux!

Et ce n’est pas peu dire! J’ai pour mon dire que de forcer le cerveau d’un enfant à apprendre quelque-chose à un moment où les connexions nécessaires ne se sont pas encore faites, c’est comme de forcer un téléphone à faire un appel sans qu’il n’y ait de ligne fonctionnelle dessus!

Alors que si on les laisse jouer, ils apprennent des tonnes de choses qui sont considérées comme tout sauf des apprentissages, parce que ça devient logique et pertinent que cette constatation se fasse à ce moment-là, dans ce contexte-là… Je vous donne un exemple. Les enfants jouent avec des legos. Une petite moto, et un petit bonhomme. Le bonhomme n’a pas sa tête, et mon petit coco de 2 ans se met à la recherche d’une tête dans le grooooos bac rempli de pièces. Déjà là, on a un apprentissage. Débrouillardise, chercher pour avoir ce qu’il veut sans se mettre à pleurer de découragement soudain, ni en demandant l’aide de maman, malgré que je sois près d’eux pour surveiller que des petites pièces ne se retrouvent pas dans la bouche du petit. Chercher, donc. La patience devient nécessaire, parce qu’il est vraiment gros notre bac de legos. Il trouve une tête. REWARD! Il est super content! Satisfaction, récompense de sa patience et de sa persévérance. Gratification, et connexion dans le cerveau de: travail et patience = satisfaction, résultat, gratification et FIERTÉ! Il essaie ensuite de mettre la tête du bonhomme sur le corps du motocycliste. Autre apprentissage: motricité fine 400 à l’heure! Jusqu’à maintenant, c’était moi qui mettais les petites têtes sur les petits corps. Apparemment, je viens de perdre ma job… Donc motricité fine et patience encore une fois. Si vous manipulez encore des legos, vous saurez qu’il y a deux trous sur les têtes. Un plus gros pour les insérer sur les corps, et un plus petit pour y faire tenir différents chapeaux. Après 2 grosses minutes, il a compris qu’il essayait d’enfiler la tête sur le mauvais côté. Il l’a retournée… Le cerveau fait encore des connexions importantes! La logique, l’observation, la réflexion dans la recherche de solution, etc. Il a fini par se lever d’un bond pour aller faire rouler sa moto dans le salon. La fierté et la joie paraissaient dans son regard! Si j’avais, il y a quelques semaines, tenté de forcer ses petites mains et ses yeux et son cerveau à apprendre à mettre une petite tête de lego sur un corps, on aurait eu un méga fiasco violent, des pleurs, de l’acharnement, un sentiment d’échec et d’impuissance généralisé! Ça aurait pas marché. Pas une seule seconde.

Ce matin, mon petit viking de presque 4 ans jouait avec les parts de gâteau de bois. En changeant son jeu de minute en minute, sans l’intervention de qui que ce soit, les parts de gâteau sont devenues des bateaux… puis il les a alignées. Puis il s’est mis à les compter, en me disant qu’il en manquait ! Il ne sait pas compter. Techniquement. 😉 Mais il a compris qu’il y a 6 parts sur le gâteau et qu’il n’en avait que 4 entre ses mains… Mathématiques instinctifs, calcul, logique, soustractions, additions… Et en partant à la recherche des autres morceaux, son jeu a changé complètement! 🙂

C’est la magie. la magie de la spontanéité de l’enfance. La magie des APPRENTISSAGES spontanés. Qui se font pratiquement tout seuls, au bon endroit, au bon moment.

Je ne forcerai jamais des apprentissages chez mes enfants. Ni pour la continence, ni pour les maths, ni pour le chimie. Si leur petite voix intérieure, leur instinct, leurs intérêts, la direction de leur réflexion, ou n’importe quoi d’intime à eux, les porte dans une direction plutôt qu’une autre, alors ce sera cette direction qui sera observée. De toute façon, qu’on y porte attention ou non, le soleil se lève et se couche tous les jours… Tout comme les apprentissages se font… qu’on les fasse consciemment ou non. ❤

Jour 4 des apprentissages en famille. Aujourd’hui, nous, on joue! 😉

Vous pouvez nous suivre dans notre quotidien de ce défi photo pour la diversité des apprentissages en famille, sur notre compte Instagram , sur le blog ici-même, ou encore sur la page Fecebook de Mille étoiles. Au plaisir de vous y retrouver!

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